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Stanislas LAMI (Paris 1858 - Paris 1944)

Lot 46
5 000 - 7 000 €
Résultats sans frais
Résultat: 17 000 €

Stanislas LAMI (Paris 1858 - Paris 1944)


Première faute
Statuette en cire dure teintée.
Signée «STANISLAS LAMI» à l'arrière gauche de la base.
Dimensions: H: 34 cm dans une vitrine en verre de 49,5 x 34 x 43 cm
L'oeuvre sera incluse à la seconde édition du catalogue raisonné de l'artiste.
Littérature en rapport:
Grégoire de Thoury, Stanislas Lami (1858-1944), catalogue raisonné des sculptures, Paris, 2014, modèle répertorié sous le numéro FA12.
Plus largement connu pour sa magistrale oeuvre littéraire, Stanilas Lami est un artiste autant qu'un amateur érudit.
Fils du sculpteur Alphonse Lami, petit-fils du peintre néoclassique
Bidauld, gendre du marchand d'art Charles Sedelmeyer, il bénéficia toute sa vie d'un environnement favorable à la promotion et à la commande de ses oeuvres écrites ou sculptées.
Alors qu'il rédige tout au long de sa carrière, sur une quarantaine d'année, ses fameux dictionnaires des sculpteurs de l'Ecole Française, il expose aussi régulièrement au Salon des Artistes français entre 1882 et 1942.
Pendant la première décennie du XXème siècle son intérêt se porte particulièrement pour les oeuvres en cire dure: il en présente deux à chaque salon entre 1901 et 19061 qui lui valent des compliments dans la presse: «Monsieur
Lami a des cires colorées admirablement; ce sont là des oeuvres d'un art délicat, précieux et précis et enrichies d'une touche personnelle qui en relève encore la parfaite exécution, sa Salammbô et sa Coquetterie retiennent un public de choix» ( Le Courrier de la presse: Le monde artiste, 28 juin 1903, 24 rue des Capucines, article signé
M. Tenéo). Son oeuvre la plus magistrale produite de ce matériau est sans contexte son portrait d'Ida Rubinstein en Cléopâtre (statuette en cire dure polychromée sertie de pierres précieuses, vers 1910, vente Sotheby's Londres 14 décembre 2001 lot 183).
C'est peut-être à cette période qu'il réalise notre statuette, reprenant le modèle de son marbre intitulé
Première Faute qui lui a valu la seconde médaille au Salon de 1891. Acquis par l'Etat pour la somme de 7500 francs or, l'oeuvre représente une jeune femme agenouillée, les bras couvrant pudiquement son visage aux yeux fermés (oeuvre conservée jusqu'en 2000 à l'Ecole normale supérieure de Fontenay, aujourd'hui au CNAP, inv. FNAC 1757). Dans la correspondance de Paul Bion à Augustus de Saint Gaudens, une lettre datant du 28 mai 1892 relate une anecdote concernant la genèse de l'oeuvre et le choix de son titre: Celle d'une jeune fille, le torse dénudée mais qui refuse d'enlever son jupon lors des premières séances de pose et indique avoir préservé sa virginité «...Alors la faute s'est de vous être déshabillée comme ça devant un monsieur...(à la cinquième pose)». A l'aube du XXème siècle, notre élégante statuette qui diffère légèrement du modèle en marbre s'inscrit dans le courant symboliste et annonce le mouvement Art nouveau.
1 SAF 1901, n°3307 le Doge Grimani et n°3308 Marie-
Antoinette montant à l'échafaud, SAF 1903 n°4552
Salammbô et n°4553 Coquetterie, 1904 n°3014 la Vague et n°3015 Buste de Botticelli, 1905 n°3299 Portrait de M.
Quentin de La Tour et n°3300 Première Communiante, n°1906, n° 3248 Une étoile et n°3249: Souvenir de Florence.
Ce lot est présenté par M. Alexandre LACROIX Cabinet sculpture et collection 06 86 28 70 75 - contact@sculptureetcollection.com
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