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LA FAYETTE Georges Washington [Paris, 1779 - id., 1849], militaire et homme politique français, fils du marquis de La Fayette.

Lot 23
900 - 1 000 €
Résultat: 800 €

LA FAYETTE Georges Washington [Paris, 1779 - id., 1849], militaire et homme politique français, fils du marquis de La Fayette.

Ensemble de 8 lettres autographes signées, adressées à M. Goyet (7) et à M. Bongard (1). De 1818 à 1832 ; formats in-4°. - Paris, 22 octobre 1818 ; 2 pages in-8°. Au sujet " des témoignages d'intérêts que vous avez déjà bien voulu donner à mon père. Ce ne serait point à moi de faire l'éloge de son amour pour la cause de la liberté, mais plus qu'un autre pourtant, je connais son dévouement à cette cause sacrée, et comme citoyen, il m'est permis de faire des voeux sincères pour qu'il soit un de nos représentans. " - Lagrange, 14 octobre 1819 ; 1 page 1/2 in-8°. " Nous avions été heureux de recevoir celui qui a sollicité pour mon père, son adoption par le département de la Sarthe, l'excellent citoyen, qui consacre sa vie entière au service des ses concitoyens ; nous le sommes doublement aujourd'hui, puisque votre bonne visite nous a mis à portée de vous bien connoitre, et nous a valu un peu d'amitié de votre part. Quant à moi, monsieur, accoutumé depuis mon enfance à révérer la liberté, il m'eut été difficile de ne pas l'aimer, et j'espère ne jamais m'écarter d'une route sur laquelle j'ai pour guides mac onscience, mon père, et les bons français comme vous. " - Paris, 13 juin 1821 ; 2 pages in-8°. " La session avance péniblement vers sa fin. Le côté gauche fait son devoir avec une conscience et un courage que j'admire, car réellement il y a du mérite à toujours combattre avec la certitude d'être toujours battus. On compte un peu sur la justice et l'impartialité de la cour des paires pour ven ger les accusés des infâmes et ridicules conclusions de MM. Peyronnet et Vatismenil. " - Paris, 14 avril 1822 ; 2 pages 3/4 in-4°. " Comment être sûrs de quelque chose, quand non seulement les moyens publics d'information, mais encore les correspondances particulières sont assujetties à une censure aussi sévère ; deux ou trois nouvelles courent ici depuis plusieurs jours, au sujet des affaires de Naples, on prétend qu'une partie du parlement a gagné par mer les Calabres, que le général Pépé a réuni dans ce pays une grande partie de l'armée constitutionnelle, d'autres disent que toute la population de Naples s'est insurgée, a pris les armes, que beaucoup d'autrichiens ont été égorgés dans cette ville et que l'armée autrichienne s'est retirée sur Capone. " - Paris, 9 avril 1823 ; 2 pages in-8°. " Il commençait à être tems de montrer à la France qu'elle n'étoit plus représentées, il étoit de notre devoir de proclamer l'illégalité de la chambre depuis qu'elle s'étoit mutilée ellemême. Il nous appartenoit de repousser l'injure faite à la souveraineté électorale pour l'expulsion de M. Mannuel, les électeurs des départemens auroient eu le droit de se plaindre de nous, si après les généreux efforts, qu'ils avoient faits pour envoyer à la chambre ceux qu'ils honoraient de leur confiance, nous n'avions pas, de notre mieux, protesté à la fois et contre les intrigues électorales, et contre la violence de fait exercée contre un de nos collègues. " - Lagrange, 15 juin 1831 ; 2 pages 1/2 in-4°. " Mon père, Monsieur, sera profondément touché de la pensée que vous voulez bien m'annoncer avoir été celle d'une partie de ses anciens commentans. Je suis en ce oment, séparé de lui, et forcé de répondre sans l'avoir consulté, aux questions que vous voulez bien me faire. Sans doute sa candidature de droit est à Meaux, il a été nommé là 3 fois de suite en dépit des intrigues [...] du gouvernement. Il seranom mé là encore cette fois, quoique l'on ait en un instant le maladroit espoir de lui nuire dans l'esprit de ses commetans. ; il optera sans doute pour Meaux, je vous tromperais si je ne le disais pas franchement." - Paris, 24 janvier 1832 ; 1 page in-12. " Je regrette bien Monsieur de n'avoir su que vous étiez resté ici toute la semaine qui finit demain. J'aurois pu réparer les torts involontaires que j'ai eus envers vous, et l'eut été avec bien de la satisfaction que j'aurais fait connaissance avec un ami de Monsieur Goyet. " - Paris, 24 février 1832 ; 3 pages in-4°, petit trou du à l'ouverture de la lettre (cachet). " Mon père est à merveille maintenant. Il a été un peu souffrant pendant 15 jours ou 3 semaines [...] toujours le même, il est toujours le premier à la brêche, dégagé de toutes ces vilaines petites passions qui rendent les prétendus hommes d'état les plus dangereux ennemis de la civilisation [...] faisant grand cas des choses, républicain quant aux idées, monarchien quant aux formes, puisqu'il paroit que la France veut être organisée en monarchie, faisant son devoir, et jugeant les hommes par leurs actes, sans que leurs personnes entrent pour quoi que ce soit dans son adhésion, ou dans son opposition à leur système. Voilà ce qu'est mon père et ce qu'il sera toujours. " CURIOSA - LIVRES ANCIENS
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