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LA FAYETTE Marie-Joseph-Paul-Yves Roch Gilbert Motier, marquis de.

Lot 20
2 200 - 2 500 €
Résultat: 2 600 €

LA FAYETTE Marie-Joseph-Paul-Yves Roch Gilbert Motier, marquis de.

Ensemble de 6 lettres signées et 1 lettre autographe signée. Du 5 juin au 29 octobre 1821 ; formats in-4°. - LS. Paris 5 juin 1821 ; 1 page 1/2 in-4°. " Je regrette de n'avoir pas encore des exemplaires de mon opinion d'hier que vous verrez, en attendant, dans les journaux et nommément le Constitutionnel, sauf les erreurs inevitables et qui seront réparées dans l'opinion imprimée par mes soins au défaut de l'assentiment de la Chambre. [...] Nos affaires politiques sont dans la même situation ; les malheurs d'Italie ont un peu abattu l'esprit public au lieu de le relever ; c'est un des motifs qui m'ont engagé à rompre le silence que j'avais gardé depuis ma protestation contre l'invasion de Naples ", etc. - LAS de ses initiales. Sd ; 1/3 page in-4°. " Les journaux n'aïant pas inséré mon discours entier parce qu'il était trop long et qu'ils avaient beaucoup à faire, la précipitation des analises les a rendus inexacts. Il n'y a que leMoniteur qui ait donné exactement le discours, et en attendant que j'en envoïe par la diligence quelques exemplaires, je joins ici l'article du Moniteur ". - LS. Paris 7 juillet 1821 ; 1 page 3/4 in-4°. " J'ai beaucoup causé avec mes collègues Constant et Picot sur l'important objet de votre lettre ; il faudrait réunir un certain nombre de députés pour suivre la même marche.Mon collègue doit vous ecrire sur cet objet dont nous reparlerons encore aujourd'hui. Il y a un peu de bisbille entre l'extrême droite et les ministres ; c'est une querelle de places à laquelle on donne le beau nom de garanties. La mort de Napoléon est certaine. Vous aurez vu que la gazette officielle de Vienne a fait une espèce de manifeste contre mon discours et conter moi ". - LS. Paris 14 juillet 1821 ; 5 pages in-4°. " Cette lettre vous sera portée par mon cher collègue M. Picot Desormeaux ; il vous dira mieux que je ne pourrais l'ecrire tous les détails de notre situation actuelle et les calculs relatifs à la minorité de la Chambre. Nous pensions comme vous qu'une protestation, un eclat quelconque eut mieux valu que le vote régulier sur la nouvelle loi d'exception rendue plus mauvaise encore que celle de l'année dernière. On a commencé par se compter, et quoiqu'il paraisse, d'après les boules noires qu'il y aurait eu moyen de paralyser le vote de la Chambre cette supputation se serait pas exacte. D'abord les députés du côté droit qui ne combattent en apparence le pouvoir que pour en avoir les portefeuilles, n'auraient pas suivi le mouvement et ce serait se faire illusion que de compter pour une démarche de ce genre, sur la moitié des membres du côté gauche qui ont voté contre la loi. Il n'y avait donc pas moyen de compter sur cette démarche négative quoiqu'elle ait été examinée de très bonne foi par un grand nombre de nos collègues et que deux ou trois de nos adversaires ultras en aient eux même parlé. Quand à la démarche positive qui aurait pu faire en France une sensation fort utile, il eut fallu réunir un certain nombre de protestants, et je n'aimerais pas à dire à combien peu de monde ils se seraient réduits, ce qui alors aurait fait plus de mal que de bien [...] une démarche collective, pour produire de l'effet, devrait être un peu nombreuse. J'en ai causé plusieurs fois avec mes deux collègues Constant et Picot, ils le souhaitaient l'un et l'autre [...]. Je me borne donc à répéter ce que j'ai dit à la tribune, "que ce n'est pas de là qu'il faut attendre noter salut". On disait bien dans nos bancs que M. Siméon se retirait, que M. de Villèle aurait le ministère de l'Intérieur, je suppose qu'alors le ministre de la guerre ferait place à MM le Maréchal de Bellune ou Lauriston. Benjamin Constant croyait que si Villèle avait ce département, il y aurait dissolution de la Chambre pour écarter pars tous moyens les libéraux et renforcer le côté droit ", etc. - LS. Paris 19 juillet 1821 ; 2 pages 1/4 in-4°. " Nous avons obtenu hier, mon cher Commettant, un assez bon dégrèvement pour le département de la Sarthe ; ce n'est pas que nous soyions encore au niveau. La justice eut demandé un plus grand soulagement proportionnel ; mais à travers les propositions, amendements, sous-amendements et clameurs de tous les députés qui eussent voulu distribuer le dégrèvement au marc lefranc et quoiqu'il y eut bien des choses à dire sur certains départements favorisés, le plus sûr a été d'adopter le travail ministériel qui faisait déjà beaucoup et qui nous donnait la meilleure chance de succès ", etc. - LS. Lagrange 19 aout 1821 ; 3/4 page in-4°. " Je vais passer deux jours à Paris, j'y verrai mon collègue Constant qui peut-être, aura reçu une lettre de vous. Voici une brochure de M. Pagès que vous lirez avec plaisir. J'en envoye un autre exemplaire à M. Picot de la Ferté. Faites moi le plaisir de la communiquer à nos amis. " - LS. Lagrange 29 octobre 1821 ; 1 page 3/4 in-4°. Il évoque un voyage de B. Constant et de son épouse à Lagrange puis poursuis sur la situation politique. " Vous a vez bien raison de penser que la situation des députés patriotes sera fort désagréable et qu'ils doivent surtout éviter de tromper la nation sur le véritable état de la France et de la Chambre. On s'est arrangé déjà pour alarmer le moins possible sur les jouissances avant d'avoir oté les garanties ; mais la passion emporte souvent et devient maladroite. C'est ainsi qu'à force de craindre les amis de la liberté, on a tellement vicié le système électoral que le public se sent tout à fait désintéressé dans nos débats. [...] Il n'y aura point dit-on de dissolution ; le ministère est convenu de se présenter tel qu'il est. [...] On voudrait donc une session courte. Nous saurons bientôt à quoi se monte la partie des ultras qui se dit encore mécontente pour arriver au pouvoir. Les forces ministérielles cherchent à prolonger ce qu'on sent ne pouvoir pas durer ", etc.
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