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LA FAYETTE Marie-Joseph-Paul-Yves Roch Gilbert Motier, marquis de.

Lot 8
1 800 - 2 000 €
Résultat: 1 900 €

LA FAYETTE Marie-Joseph-Paul-Yves Roch Gilbert Motier, marquis de.

Ensemble de 5 lettres signées, dont l'une avec importante partie autographe signé de Hardouin. 11 mars au 18 mars 1819 ; formats in-4°. - 11 mars 1819. " Votre lettre m'est arrivée hier soir [...]. MM. B. Constant et Sauquière souligné sont venus me voir peu de tems après. [...] J'ai répété à M. Guizot tout ce que nous avions dit à son ministre en insistant ainsi que M. Manuel sur la nécessité de changer les autorités militaires de l'ouest pou peu qu'elles fussent suspectes. Nous irons ce matin,M. Hardouin et moi, voir le ministre de la guerre et lui parler très sérieusement sur les deux principaux objets de votre lettre. " - 12 mars 1819. Il a rencontré hier, avec M. Hardouin, le secrétaire général intendant militaire, en l'absence du maréchal, souffrant : " Il nous a répondu que les derniers mouvements dans les départements de l'ouest avaient pour objet de troubler les élections et d'exciter des inquiétudes en multipliant partout les indices d'un parti trop faible et trop surveillé pour pouvoir à présent porter de grands coups. " - 13 mars 1819. " Nous avons communiqué à nos collègues l'étrange nouvelle de l'élimination. Serait-ce dans cette vue que M. de Cazes se félicitait l'autre jour, comme je vous l'ai mandé, d'avoir découvert l'inutilité d'un mois d'affiche ? Quoi qu'il en soit, nous allons ce matin chez lui entre 9 et 19 heures. " - 16 mars 1819. Suite à sa conversation avec le ministre : " Il nous a autorisés à dire que tous maires ou percepteurs qui ne donneraient pas dans les vingt quatre heures, les attestations demandées, seraient destitués sur le champ. M. Guizot que j'ai rencontré hier, m'a assuré qu'une lettre écrite dans ce sens, avait été adressé tout de suite au Mans. Avec tout cela, notre plus grand appui est dans l'imperturbable patriotisme des électeurs de la Sarthe. M. de Cazes m'a dit que s'il y avait dissolution de la chambre, le gouvernement ne s'opposerait plus à mon élection dans Seine etMarne. Je lui ai répondu que j'étais faché qu'il eut fait ce choix attendu que j'en avais fait un autre, et que si les Sarthois voulaient de moi, c'est à eux que je comptais me présenter. Au reste il n'y aura pas de dissolution mais plus vraisemblablement un doublement de la chambre à l'époque des prochaines élections. [...] Je me hâte d'aller à la Chambre où nous allons former nos bureaux bien importants cette fois. " - 17 mars 1819. " Nous avons l'assurance que rien de ce qui tendait à écarter du collège électoral un citoyen payant 300 de contribution directe, n'est émané du Ministère. Nous sommes persuadés, comme le ministre, que quelque peut être l'influence que vous paraissez craindre, M. le préfet respecte trop les devoirs pour les violer dans un point aussi important que celui des élections, et qu'il a trop d'esprit et d'habileté pour se laisser tromper. " - 18 mars 1819. " On a reçu de Nîmes des nouvelles très alarmantes ; les partis étaient en présence. Des protestants voulaient cette fois se défendre, et leurs frères des Cévennes se préparaient à les secourir. On a porté des troupes de ce côté et l'on espère que ce mouvement simultané avec tant d'autres et avec la proposition des Pairs, n'aura pas de suite. "
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