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Edgar DEGAS (1834-1917) Quatre danseuses…

Lot 4
30 000 - 50 000 EUR
Résultats sans frais
Résultat: 30 000 EUR

Edgar DEGAS (1834-1917) Quatre danseuses…

Edgar DEGAS (1834-1917)
Quatre danseuses évoluant
Fusain sur papier calque contrecollé sur carton. Signature apocryphe en bas à droite.
40,3 x 60,2 cm

Provenance :
- Collection particulière
- Puis par descendance

Oeuvre en rapport :
Atelier Degas (2e vente) Galerie Georges Petit, Paris, 11 - 13 décembre 1918, n°299, repr. p. ½ « Trois danseuses évoluant ». Fusain sur papier. 64 x 89 cm. 
La copie d’un certificat d’authenticité délivré par les Archives Degas sera remise à l’acquéreur.

La fascination de Degas pour la danse s’est d’abord développée dans les années 1860, puisqu’il fréquentait régulièrement le ballet, l’opéra et le cirque. Ces spectacles représentaient pour Degas une source d’inspiration inépuisable et il se plaisait à dessiner les interprètes tels qu’il les voyait. En esquissant les danseurs en mouvement, Degas a pu étudier et immortaliser les poses très stylisées du ballet classique. Le monde informel des répétitions dans les coulisses l’intéressait tout autant et il accordait une attention particulière au travail préparatoire des danseurs. Degas aborde le sujet d’une manière totalement nouvelle : ce ne sont pas de célèbres danseuses étoiles qu’il représente, ni des spectacles à succès. Il cherche à retranscrire l’essence même de la danseuse, dans ses positions, sa complexité, au-delà de leur personnalité.
Dessinateur exigeant Degas, trouve alors le moyen d’inventorier les ressources infinies de la figure humaine. Il analyse inlassablement les rythmes et les tensions du corps et crée ainsi un vocabulaire illimité de poses. Aucune n’échappe à  l’oeil pénétrant de l’artiste, que ce soit dans les salles de répétitions ou sur scène.
Quatre Danseuses évoluant est un bel exemple de la capacité de Degas à capturer des instants d’intimités en dehors des représentations méticuleuses du ballet. Il y adopte un trait souple et librement appliqué, dont la spontanéité rend compte de la vivacité du mouvement et de la grâce des danseuses.
À la fin des années 1880, Degas travaille essentiellement le dessin au fusain sur des formats plus grands que les traditionnelles feuilles d’étude, il utilise fréquemment le papier calque qui lui permet de reprendre et affiner inlassablement ses compositions tout en leur conservant leur spontanéité, « ces feuilles constituent des séries de
variantes à partir de composition restreintes »
Il procède à un effet puissant de stylisation de ses sujets, le visage de ses danseuses se fait indistinct, pour n’être plus que des figures évoluant dans un espace indéfini, abandonnant tout détail pour ne se concentrer que sur le trait. Ce faisant son oeuvre prend un tournant à la fois radical et d’une très grande modernité que ses contemporains ont eu du mal à apprécier à sa juste valeur. « L’artiste (...) donne une dimension picturale à ses dessins au fusain par cet usage de la ligne, par le format de tableau et par le traitement de leur support. En effet il faisait contrecoller ses grands calques sur des bristols solides afin de leur assurer une rigidité proche de celle des toiles, loin du gondolement naturel des feuilles de
papier ».

Bibliographie :
1 et 2 : Leïla JARBOUAI : Les Grands dessins synthétiques in Degas à l’Opéra, catalogue de l’exposition, Musée
d’Orsay, 2019, pp. 274-276.
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